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Externaliser sa logistique.

Quand cela devient rentable, ce que vous déléguez vraiment, comment lire une offre, et comment changer de prestataire sans arrêter d’expédier. Écrit depuis un entrepôt, pas depuis un service marketing.

À partir de quand cela vaut le coup.

L’ordre de grandeur que nous observons se situe autour de cent commandes par mois. En dessous, gérer soi-même reste défendable. Au-dessus, deux choses basculent — et ce ne sont pas celles qu’on attend.

Ce n’est pas le coût au colis qui décide. C’est le temps : les heures que quelqu’un chez vous passe à préparer, emballer, courir à la poste, et qui ne sont facturées nulle part parce qu’elles n’apparaissent sur aucune ligne comptable. Et c’est la surface : les mètres carrés que votre stock occupe, qu’il faut chauffer, assurer et payer douze mois sur douze, y compris les mois où il est à moitié vide.

Un entrepôt maison coûte le même prix en août qu’en novembre. Un prestataire coûte ce que vous lui faites faire. C’est là que se joue le calcul, et c’est pour cela qu’il bascule d’autant plus tôt que votre activité est saisonnière. Si vous vendez du vin, du café, des articles promotionnels ou du textile, vous connaissez cette courbe mieux que nous.

Un signe plus fiable que tous les chiffres : le jour où une journée de forte commande vous oblige à arrêter autre chose pour préparer les colis, le seuil est déjà franchi.

Ce que vous gardez, ce que vous déléguez.

Externaliser ne veut pas dire perdre la main. Cela veut dire que quelqu’un d’autre exécute, et que vous décidez toujours.

Chez nous, le prestataire prend en charge le choix du transporteur et la relation avec lui, litiges d’acheminement compris — c’est-à-dire les appels que personne n’a envie de passer. Il édite les documents qui accompagnent l’envoi. Il tient l’inventaire et vous signale les écarts sans que vous ayez à les demander. Il contrôle la marchandise à la réception et vous dit ce qui arrive cassé, manquant ou non conforme.

Vous gardez ce qui vous appartient vraiment : vos produits, vos clients, vos prix, votre stock — dont vous restez propriétaire — et la décision sur tout ce qui sort de l’ordinaire. Ce que vous perdez, c’est la manutention. Ce que vous ne devez jamais perdre, c’est de savoir où en est votre marchandise.

C’est aussi pour cela que nous ne promettons aucun délai chiffré sur ce site : les nôtres dépendent de ce que vous expédiez, vers où, et de l’heure à laquelle la commande tombe. Un prestataire qui affiche « expédié sous 24 h » sans connaître votre catalogue vous annonce une moyenne, pas un engagement.

Vous en êtes là ?

Décrivez-nous vos volumes. Nous vous dirons franchement si nous sommes le bon prestataire, y compris quand la réponse est non.

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Comment un prestataire facture.

Une offre logistique se lit en cinq postes. Chez nous la structure est au cas par cas — il n’existe pas de grille unique, parce qu’un stock de vin en palettes et un catalogue de cosmétique à l’unité ne se traitent pas de la même façon. Ce qui suit n’est donc pas notre tarif : c’est ce que toute offre doit détailler pour être comparable à une autre.

  • Le stockage

    Facturé à la palette, à l’emplacement ou au mètre carré, et toujours par période. Les trois unités ne se comparent pas : une offre à l’emplacement peut être plus chère au mètre carré et moins chère au total, selon la hauteur utile et la façon dont vos palettes se rangent. Demandez sur quelle unité porte le prix, et ce qui se passe quand votre stock double en octobre puis retombe en février.

  • La préparation

    C’est le poste qui varie le plus, parce que préparer une commande d’une ligne et une commande de quarante lignes n’a rien à voir. Il se facture à la commande, à la ligne, ou par une combinaison des deux. Faites préciser ce qu’est une ligne : un article différent, ou chaque unité prélevée. La réponse change la facture du simple au triple sur un panier moyen chargé.

  • L’expédition

    Le transport lui-même, et le travail d’emballage qui le précède. Deux questions à poser : le prix du transport est-il refacturé tel quel ou majoré, et l’emballage est-il compris ? Un carton, du calage et une étiquette ont un coût ; s’il n’apparaît nulle part dans l’offre, c’est qu’il est ailleurs.

  • La réception

    Décharger, contrôler, mettre en stock. Souvent facturé à l’heure ou à la palette reçue. C’est le poste que les comparaisons oublient, parce qu’il n’intervient qu’à l’entrée — mais si vous recevez un conteneur par mois, il pèse.

  • Les retours

    Recevoir, ouvrir, contrôler, remettre en stock ou écarter. Un retour coûte plus cher à traiter qu’une expédition, et personne ne l’écrit. Si votre taux de retour dépasse quelques pour cent, ce poste décide de la rentabilité du contrat — demandez comment il est facturé avant de signer, pas après.

Le piège des comparaisons. Deux offres avec le même prix au colis peuvent différer de moitié à l’arrivée, parce que l’une intègre l’emballage et le contrôle et que l’autre les facture à part. Ne comparez jamais un prix unitaire : demandez à chaque prestataire de chiffrer un mois type, avec vos volumes réels, vos références et votre taux de retour. Un prestataire qui refuse de faire cet exercice vous dit quelque chose.

Regardez aussi ce qui n’est pas dans le prix : la facturation minimum mensuelle, les frais d’entrée en stock, le coût d’une reprise si vous partez. C’est rarement caché, c’est seulement rarement mis en avant.

Changer de prestataire sans arrêter d’expédier.

  1. AVANT

    Vos données passent en premier

    Le fichier des articles, les quantités en stock, les particularités de conditionnement. C’est ce travail-là qui décide de la suite : un fichier propre transféré deux semaines avant se traduit par une reprise sans incident. Un fichier approximatif se paie le jour de la première commande.

  2. AVANT

    Vous prévenez votre prestataire actuel

    Le préavis figure dans votre contrat. Vérifiez-le avant tout le reste : c’est lui, et non la logistique, qui fixe le calendrier. Vérifiez aussi qui paie le transfert et à quelle condition votre stock est libéré.

  3. JOUR J

    Le stock arrive et se contrôle

    Nous recevons, nous comptons, et nous vous disons ce que nous constatons en ouvrant les cartons — y compris quand cela ne correspond pas à ce qui était annoncé. C’est le seul moment où l’écart est encore attribuable.

  4. JOUR J

    Les expéditions ne s’arrêtent pas

    Le transfert se prépare pour que les deux sites se recouvrent : l’ancien expédie encore pendant que le nouveau reçoit. Comptez quelques jours entre le dernier départ de chez eux et le premier depuis Orbe.

  5. APRÈS

    On corrige ce que le terrain révèle

    Les premières semaines montrent ce qu’aucun fichier ne dit : la référence qui tourne dix fois plus que prévu, le conditionnement qui ne passe pas. Le rangement se réajuste sur vos rotations réelles.

Ce qu’il faut réunir avant de demander une offre.

Un devis logistique ne vaut que par les données qu’on lui donne. Voici exactement ce que nous demandons — ce sont les six questions de notre formulaire, et elles suffisent.

  • Ce que vous vendez

    La nature du produit, pas la marque. Du vin ne se stocke pas comme du textile, et un liquide impose des contraintes qu’un carton de goodies n’a pas.

  • Combien de commandes par mois

    Un ordre de grandeur suffit. Précisez surtout l’écart entre votre mois le plus creux et votre mois le plus chargé : c’est lui qui dimensionne, pas la moyenne.

  • Combien de références

    Le nombre d’articles différents, pas la quantité en stock. Cent références et dix mille pièces, ou dix mille références et cent pièces chacune, ne demandent ni la même surface ni le même travail.

  • Le nombre d’articles par commande

    Le panier moyen en lignes. C’est la donnée qui détermine le coût de préparation, et celle que les demandes de devis oublient le plus souvent.

  • Votre échéance

    Dans le mois, dans le trimestre, ou vous vous renseignez. Cela change la réponse : une reprise en pleine saison ne se prépare pas comme une reprise en janvier.

  • Où vous en êtes

    Vous gérez vous-même, vous êtes chez un autre prestataire, ou vous démarrez. Les trois situations n’appellent ni le même calendrier ni les mêmes questions.

Avec ces six éléments, une offre sérieuse se construit. Sans eux, vous recevrez une fourchette, et une fourchette ne vous apprend rien.

Parlons de vos volumes.

Nous stockons et expédions depuis Orbe, sur 7 600 m² répartis sur deux halles, à 14 km de la frontière. Entre 300 et 500 commandes partent d’ici chaque jour ouvrable.

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